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Après la gendarmerie nationale, place à OpenOffice.org et au format
OpenDocument dans l'administration centrale française ! A l'horizon
2007, plus de 400 000 postes de travail seront en effet passés à la
suite bureautique libre et gratuite en version 2, révèle le ministère du
Budget et de la Réforme de l'Etat, qui revient sur les modalités de
cette transition.
Avec 400 000 postes de travail concernés, cette migration est la plus
importante jamais enregistrée dans une administration étatique. Elle
constitue donc une belle victoire pour les développeurs et les
promoteurs de la suite bureautique OpenOffice.org. Il faudra au final
moins de deux ans à l'ADAE (Agence pour le développement de
l'administration électronique) et au groupe de travail interministériel
dédié pour orchestrer cette migration massive, notamment grâce à une
série d'outils proposés aux administrations qui en font la demande. CD
d'installation, brochures pédagogiques,
site de
support, outils d'accompagnements ou guides pratiques sur
OpenOffice.org ont été mis à disposition pour faciliter au mieux la
transition.
Dans une courte
interview, le groupe de travail interministériel explique qu'il a
fallu adopter, pour assurer le déploiement d'une suite bureautique
libre, les méthodes de travail qui président à l'élaboration de cette
dernière : « Le projet de par sa nature induisait une démarche de
mutualisation. En effet, la notion de logiciel libre est étroitement
liée à un idée de partage des ressources, des connaissances : un état
d'esprit qui se prête au travail collaboratif ».
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L'Alliance OpenDocument, née en mars dernier, vient d'annoncer dans un
communiqué avoir réussi à décrocher la célèbre norme ISO pour le format
OpenDocument auprès de l'International Organization for Standardization.
Cette ratification est une victoire supplémentaire pour l'Alliance
OpenDocument, qui se targue de fédérer de plus en plus d'entreprises et
d'éditeurs en Amérique et en Europe. Rappelons que le principal intérêt
de l'OpenDocument Format (ODF) est qu'il représente le principal effort
de standardisation dans le domaine de la bureautique informatique. Un
format standard est nécessaire pour que les documents produits, par
exemple, par les administrations ou les organisations étatiques,
puissent être ouverts par tous, quels que soient les logiciels, les
systèmes d'exploitation ou les machines utilisés.
« L'approbation de l'OpenDocument Format par l'ISO marque une étape
importante dans les efforts entrepris pour aider les gouvernements à
résoudre les problèmes liés à la conservation, à l'accès et au contrôle
de leurs documents, maintenant et à l'avenir », a déclaré Marino Marcich,
directeur exécutif de l'Alliance OpenDocument. « Il ne fait aucun doute
que cet important appui servira de tremplin à l'adoption et à
l'utilisation de l'ODF à travers le monde ». Rappelons que ce format
avait déjà été standardisé par l'OASIS (Organization for the Advancement
of Structured Information Standards) au mois de mai 2005 et qu'il est
utilisé par la suite bureautique libre et gratuite OpenOffice.org.
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La maréchaussée abandonne Microsoft Office.
Fin 2005, ses 70.000 postes seront équipés de la suite non propriétaire
OpenOffice. Une migration qui devrait lui permettre d'économiser 2 millions d'euros par
an.
C'est l'une des plus importantes migrations de l'administration française vers les solutions non propriétaires. Délaissant Microsoft Office, la gendarmerie nationale a décidé de migrer ses postes de travail vers la suite bureautique "libre" OpenOffice.
«Depuis fin 2004, nous avons déjà équipé nos unités opérationnelles, brigades de recherches, territoriales et motorisées (soit 20.000 PC Ndlr), et en 2005 nous allons progressivement étendre cette initiative à l'ensemble des postes», indique à ZDNet un porte-parole de la gendarmerie.
D'ici donc la fin de l'année, 70.000 ordinateurs,
. Cette migration est «gérée en interne», précise le porte-parole. Même chose pour le support technique et la formation.
OpenOffice est utilisé, comme Microsoft Office, pour les «écrits de service», c'est-à-dire la rédaction de rapports, de dépositions ou de procès verbaux. Au passage, les gendarmes auront accès à une suite complète; jusqu'alors, à l'exception des hauts gradés, la plupart d'entre eux disposaient essentiellement de Word et Excel.
Plus de problème de gestion de licences
Les raisons de cette migration sont à la fois financières et organisationnelles. La gendarmerie table ainsi sur une économie annuelle de deux millions d'euros par an, réalisées principalement sur les licences. Mais il s'agit également de simplifier la gestion de ses licences logicielles. «Nous avons un tel maillage d'établissements que veiller à la conformité de toutes les licences déployées est très complexe en terme d'administration.»
Avec OpenOffice le problème ne se pose plus. La suite est disponible gratuitement en téléchargement, quel que soit le volume, selon deux licences combinées: GPL (GNU General Public License) et GNU Lesser General Public License (LGPL).
Quand au passage des PC sous OS Linux, il n'en est pas question aujourd'hui, même si cela n'est pas exclu dans le futur. La gendarmerie, en revanche, a déjà approché la SSLL parisienne Linagora sur un autre projet open source.
«Nous sommes en contact avec la gendarmerie pour une éventuelle migration du client de calendrier, une des fonctions aujourd'hui assurée par Microsoft Outlook», indique un responsable de l'entreprise.
Trois ministères font de même :
Le responsable de Linagora rappelle, par ailleurs, que d'autres projets autour d'OpenOffice sont déjà avancés dans l'administration.
- Le ministère de l'Équipement est ainsi en cours de migration vers la suite libre. Une opération qui concerne
55.000 postes et devrait être bouclée en 2006.
- Le ministère de l'Intérieur propose également depuis 2002 à tous ses agents d'installer OpenOffice. D'ici à la fin de l'année, environ 50.000 postes devraient l'utiliser.
- L'Administration des douanes a déjà équipé 16.000 postes tout comme le ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, où 8.000 PC disposent
d'OpenOffice.
«C'est désormais une tendance générale au sein de l'administration», commente pour ZDNet, un proche collaborateur du député Bernard Carayon. Cet élu UMP du Tarn est un des principaux promoteurs des logiciels non propriétaires au sein du parlement. «L'initiative de la gendarmerie nationale va, selon nous, dans le bon sens car elle permet une plus grande autonomie de ce corps d'armée», poursuit l'entourage du député.
«Par ailleurs, les logiciels à code source ouvert sont un gage de transparence. Tout simplement parce qu'il est possible de vérifier ce qu'il y a dans chaque ligne de code. Enfin, pour nous, ils limitent également le danger des failles de sécurité grâce à la vigilance de la communauté de développeurs», conclut-il. |