Fait le
samedi 26 août 2006 à 03h01
Les explications sont
tirées du site
sida-info-service
je vous conseil d'y
allez pour y trouver plus d'infos.
Source :
sida-info-service
Date : samedi 26 août 2006 à 04h24
I. Généralités sur la transmission
L’infection par le
VIH (virus responsable du sida) est une maladie transmissible dans
certaines circonstances très précises, le plus souvent au cours des
rapports sexuels, contrairement aux maladies contagieuses qui peuvent
s’attraper sans contact direct, comme la grippe.
Comment se transmet le virus VIH ?
Le virus vit à l’intérieur de certaines cellules du corps, qui sont
présentes dans les sang et les secrétions sexuelles. C’est un virus
humain, qui ne peut se transmettre que d’un humain à un autre. Pour
qu’une transmission puisse avoir lieu, il faut que plusieurs conditions
soient réunies :
- le virus doit pouvoir « sortir » de la
personne infectée : cela ne peut se faire que par une muqueuse (le
revêtement intérieur du corps, qui est différent de la peau) ou par une
blessure permettant au sang de « sortir du corps »
- un véhicule doit permettre au virus d’aller d’une personne à une autre
: ces véhicules sont le sang, le sperme, les secrétions vaginales de la
femme, le liquide pré-séminal de l’homme (la « goutte » qui peut
apparaître dès l’érection, bien avant l’éjaculation), et le lait
maternel (les autres liquides comme la salive, la sueur, les larmes, ne
peuvent pas contenir assez de virus actif pour permettre une
contamination)
- le virus doit pouvoir rentrer à l’intérieur d’une autre personne : par
une muqueuse ou une blessure permettant le contact avec le sang.
Ces conditions de transmission demandent
un contact direct. Si elles sont réunies, une contamination est
possible, sans qu’elle ait forcément lieu. Par exemple, en cas de
rapports sexuels non protégés avec une personne séropositive, il peut
suffire d’une fois pour être contaminé, mais on peut ne pas avoir été
contaminé au bout de dix rapports, et l’être au onzième.
Quels sont les modes de transmission du VIH ?
- les rapports sexuels non protégés avec
pénétration vaginale, anale ou buccale
- les échanges sanguins, notamment par l’intermédiaire d’une seringue
(partage de matériel d’injection en cas d’usage de drogues injectables,
piqûre accidentelle chez un professionnel de santé, transfusion de sang
avant 1985)
- transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou
l’allaitement.
La transmission par des contacts sexuels
sans pénétration (contact bouche-sexe féminin, bouche-anus, frottements
des sexes sans pénétration), par de simples blessures (sans
l’intermédiaire d’une seringue), sont exceptionnelles.
Toutes les autres situations sont sans
risque.
La peau est une barrière infranchissable pour le virus.
En cas de contamination, au bout de combien de temps peut on à son
tour transmettre le virus ?
Pendant la période qui suit la contamination (la primo-infection) les
risques de transmission du virus à d’autres personnes sont
particulièrement importants.
On dit qu’avec les traitements, le virus devient indétectable. Cela
veut il dire que l’on n’est plus contaminant ?
Non, avoir une charge virale indétectable ne signifie pas qu’il n’y a
plus de VIH dans l’organisme mais qu’il en reste trop peu pour que l’on
puisse le quantifier. Le virus reste présent dans l’organisme et peut
donc être transmis à une autre personne.
II. Transmission lors de rapports
sexuels
Dans la
sexualité, le virus VIH responsable du sida se transmet dans la grande
majorité des cas par des rapports de pénétration anale ou vaginale sans
préservatif.
Les pénétrations
anale et vaginale
Quels sont les risques ?
Dès qu’il y a pénétration vaginale ou anale, les muqueuses (gland,
vagin, anus) sont en contact avec les secrétions sexuelles (liquide
pré-séminal, secrétions vaginales, sang en cas de pénétration anale), et
les conditions sont réunies pour qu’une contamination puisse avoir lieu.
L’éjaculation ou la présence de sang (pendant les règles, lors des
premiers rapports ou lorsque le rapport est forcé) augmentent encore le
risque de transmission. Si l’un des partenaires (ou les deux) est
atteint d’une infection sexuellement transmissible, le risque de
transmission est également accru.
Comment se protéger ?
Le préservatif masculin ou féminin protège de la contamination par le
virus du sida (VIH) et des Infections Sexuellement Transmissibles (IST)
lorsqu’il est utilisé dès le début de la pénétration, et jusqu’à la fin
du rapport.
Pénétration vaginale...
sans préservatif Avec
préservatif
Pénétration anale...
sans préservatif Avec un
préservatif

Attention !
- les préservatifs sont habituellement lubrifiés, mais il faut rajouter
un lubrifiant à base d’eau si les secrétions vaginales sont peu
abondantes, si le rapport dure longtemps et en cas de pénétration anale,
sinon le préservatif risquerait de rompre.
- Il faut se retirer avant que l’érection ne « retombe », sans quoi le
préservatif risquerait de rester à l’intérieur du vagin ou de l’anus au
moment du retrait ! Lors du retrait il est conseillé de maintenir le
préservatif à la base
En savoir plus sur les préservatifs masculin et féminin
La Fellation
Quels sont les risques ?
Depuis le début de l’épidémie de sida, on a constaté que des personnes
s’étaient fait contaminer par la fellation (ou « pipe »). Ce risque est
plus faible que pour la pénétration vaginale ou anale, mais il existe,
aussi bien pour la personne qui fait la fellation (qui « suce ») que
pour celle qui la reçoit (qui « se fait sucer »). C’est quand une
personne fait une fellation et que son partenaire éjacule dans sa bouche
que le risque semble le plus important.
Fellation sans éjaculation dans la bouche...
sans capote
avec capote

Fellation avec éjaculation dans la
bouche...
sans capote
avec capote

Attention !
La fellation est un mode de contamination fréquent pour d’autres IST
(comme la syphilis ou l’urétrite), qui peuvent faciliter la transmission
du VIH, y compris pour la personne qui se fait sucer.
Comment se protéger ?
Seul l’usage du préservatif permet d’écarter tout risque de transmission
lors d’une fellation.
Le cunnilingus
Quels sont les risques ?
Les cas de contamination par le VIH lors du cunnilingus sont
exceptionnels et semblent se limiter à la personne qui fait le
cunnilingus, en particulier en cas de lésions buccales et au cours des
règles.
Comment se protéger ?
Pour ceux qui souhaiteraient se protéger lors d’un cunnilingus, il est
possible d'utiliser une digue dentaire (terme technique qui désigne un
carré de latex) relativement onéreuse et difficile à se procurer (chez
les fournisseurs de matériel chirurgical pour dentiste, ou dans certains
sex-shops). Il est possible d'utiliser un préservatif découpé dans le
sens de la longueur afin de lui donner la forme d'un carré de latex à
appliquer sur la bouche afin de faire barrière entre la bouche et le
sexe de la partenaire.
L’anulingus
Quels sont les risques ?
Aucune contamination par l’anulingus n’a été vraiment documentée. Il
n’est pas impossible, en théorie, qu’une personne qui fait un anulingus
à une personne infectée par le VIH puisse être contaminée en présence de
sang, mais cela n’a pas été observé après 20 ans d’épidémie. Par contre,
l’anulingus peut être à l’origine de contamination par d’autres IST et
par l’hépatite A.
Comment se protéger ?
L’utilisation d’un carré de latex (voir cunnilingus) reste la seule
façon d’écarter tout risque de transmission.
L’utilisation d’objets
Quels sont les risques ?
Un godemiché ne présente un risque que s’il est utilisé par plus d’une
personne.
Du fait de sa fonction, cet objet est en contact avec les muqueuses et
des fluides sexuels. Il peut donc transporter des sécrétions d’une
personne à une autre et transmettre ainsi le virus VIH ou d’autres IST
si l’un des utilisateurs en est porteur.
Comment se protéger ?
Recouvrir l’objet d’un préservatif qui sera changé entre chaque
partenaire
Le gode...
On se gode l'un l'autre
Avec un préservatif
(si changé
entre chaque partenaire)

Les caresses
Quels sont les risques ?
Les caresses sexuelles et la masturbation mutuelle sont des pratiques
sans risque. Une seule réserve : ne pas introduire du sperme ou des
secrétions vaginales dans le vagin ou l’anus.
Je le branle il
éjacule
caresse caresse

doigter vaginale doigter anal
Les frottements sexe contre sexe
Quels sont les risques ?
Tant que les secrétions ne sont pas amenées au contact des muqueuses, il
n’y a pas de risque de contamination lors des simples contacts sexuels.
Par contre, dès que le sexe commence à pénétrer dans le vagin ou l’anus,
on se trouve en situation de risque.
Le baiser
Quels sont les risques ?
Il n’y a aucun risque de contamination par le VIH.
Un bisous sur la joue ou sur la bouche avec la langue

Attention !
aux idées reçus
Boire de l'alcool ne tue pas le virus !
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